mercredi 12 novembre 2008

Arrête de bloguer

Un blog, c’est quoi en fait ? Un espace vierge que le blogger dépucèle à chaque idée comme sa première conquête ? Un vivier dans le salon, des érections de stylo comme autant de choses à dire ?
Dans cette partouze de pixels qui caractérise nos solitudes face à l’écran, comme il est excitant de pouvoir encore compter sur les derniers amoureux du mot et de ses ravages. Il émane de tout cela un doux parfum de révolte, une insurrection au tout à l’image, même si l’image même de ces verbes sur l’écran est vital, comme si la rature ou le gribouillage étaient tout autant devenues un signe de faiblesse ou l’expression vulgaire et sale d’une absence de totale de talent.
Je l’avoue j’ai péché, et une camarade de jeu (de mots) vient de très gentiment me le faire remarquer. J’ai pêché à cause l’éloquence des images proposées (un peu) et par paresse (beaucoup). Je me suis laissé envahir par les images et les sons, et j’en ai oublié les mots, les explications, les termes exacts, les liens efficaces, les bios complètes, les calembours, les références exactes, les points d’exclamation qui réclament l’extase, ceux d’interrogations qui se demandent comme moi si.
La musique chante d’elle-même me direz-vous, les musiciens dodelinent et tortillent de l’arrière train comme pour vous montrer que le nom de leur bled d’origine ne vous aidera pas à mieux comprendre pourquoi ils mourraient littéralement, si d’aventure ils ne pouvaient plus faire ce qu’ils aiment devant vous avec leurs têtes radieuses et ébahis.
Me pardonneras-tu cette fois, divine Lutècewoman, ce parti-pris radical, cette fenéantise passagère, cette autosuffisance glaciale et cette confiance aveugle (mais pas sourde) en la musique ?
Je reprends la direction de mes mots, je les cajole, je les berce, je les donnerai désormais en explication, en données claires de mes idées confuses, en couronnement triomphal de mes envies démesurées.
Quant à toi, tu n’as pas le droit à l’erreur, si j’aperçois une image passée au temps, un clip de new-jack colorée comme un Matisse ou une expérience scénique d’une autre galaxie, je me remets à tricher.

mardi 11 novembre 2008

The Boat People - Awkward Orchid Orchard



Sodastream - Heaven on the Earth



Boxer The Horse - mousetrap

samedi 8 novembre 2008

La preuve par 3

Tereu Tereu - Furwinked! (The Lion/Bear song)


Born Ruffians - I Need A Life


Colin Meloy (The Decemberists) - Valerie Plame

vendredi 7 novembre 2008

Minus the Bear - Pachuca Sunrise



The Music Tapes - All Tomorrow's Parties



Un lien pour voir le cip de Ben Folds "You Don't Know Me" (Feat Regina Spektor)


The Deadly Syndrome - I Hope I Become A Ghost (Live in NYC)
Gregory and the Hawk - Young One



Brett Dennen - she's mine



James Yorkston - Steady As She Goes
Half Tiger - I'm the one she wants




Hamilton Bohannon - foot stomping music




The Olympic Symphonium - picture this

Pont d'Avignon

The Bats - Flowers and Trees



Love is All - wishing well



Aberfeldy - Claire

No comment...

mercredi 5 novembre 2008

Juste deux morceaux énormes à mon sens, The Henry Clay People - this ain't a scene et The Redwalls - summer romance

Après la répète avec HelloLisa ce soir, quelques buts européens, Obama et Jauffret, on peut sereinement décréter la journée achevée...

Aux dos blacks (ode aux black!)


WE HAVE A DREAM !

Juste pour chanter Dieu et puis l'amour, la musique vivra et Obama verra !

Il a parfaitement démontré ce qu'il voulait faire, et en attendant de voir ce que le type peut faire, une ode à la blackitude, la négritude, la pigmentation de la peau, l'Afrique, un fist-fucking au KKK long comme une patience, bref...

DREAM JUST CAME TRUE !

Et donc une contribution personnelle au bonheur de tous ces démocrates, aujourd'hui et depuis hier possédés par le Diable le plus perfide : l'espoir.


A midi, je pointe.

Privilège du mec de la France d'en bas qui travaille à 200m de chez lui : entre midi et deux, il peut rentrer chez lui. Ma femme ne s'est pas totalement habitué à cet état de fait, elle la parisienne "18 Ard", à cette bonne habitude qu'on les uns à ne pas se jeter un sandwich dans l'oeil en guise de repas équilibré ou à cette capacitéqu'ont d'autres de pouvoir simplement s'allonger à midi sur leur canapé de minuit, le temps d'une seconde qu'ils nomment sans vergogne "microsieste". En ce qui me concerne, selon l'humeur, je pars découvrir la toile musicale. Et ce midi, entre les petits pois et le fromage :

Ben Sollee, un type qui fait passer la toujours très sérieuse contrebasse pour une joviale coquine...




Arrivé au café, ça se corse pour les amateurs de zouk,
Hey Rosetta! lâche ses ogives power-pop, dans les tranchées
de la mélodie et même à 200m du bu(o)r(r)eau, c'est vachement difficile de quitter cette option.

Je vous invite donc sur le très bon blog thehypemachine, à la page du groupe.

Comme après le café, tu retournes généralement travailler, on se revoit bientôt.

lundi 3 novembre 2008

Maître Gambas

Maître Gambas est venu nous visiter ce week-en, ça faisait une paye. Dans sa forme la plus connue, il n'a pas tardé à me parler de ce bon petit bientôt grand groupe : The Pica Beats. Selon ses propres dires, Maître Gambas situe ça entre Neutral Milk Hotel et The Decemberists, deux très bons friends of mine.
Le groupe est si planétairement pas très connu que je n'ai pas encore trouvé de vidéos. Mais les chansons sont là, et c'est le principal.